Le cursus musical et chorégraphique public en France : structure et diplômes

I. Introduction à l’enseignement musical et chorégraphique public

Le système éducatif musical public en France s’organise autour d’un parcours tripartite, s’adaptant à une diversité de domaines artistiques. Cette structure vise à offrir des parcours de formation flexibles, tout en maintenant un équilibre entre l’acquisition de compétences musicales, la prise en compte des profils variés des élèves, et le développement d’une pratique amateur autonome. Cette approche, largement adoptée par les institutions municipales et associatives dédiées à l’enseignement musical, se décompose en plusieurs niveaux.

Phase d’éveil et d’initiation

Les deux premiers cycles constituent le socle commun de formation pour tous les apprentis musiciens, leur permettant d’acquérir les fondamentaux et de développer leurs compétences musicales.

Phase d’approfondissement

Le troisième cycle offre aux étudiants l’opportunité de façonner leur propre projet artistique, aboutissant à l’obtention du certificat d’études musicales (CEM).

Phase de spécialisation

Pour ceux qui aspirent à une carrière professionnelle, les conservatoires à rayonnement régional (CRR) et départemental (CRD) proposent un cycle supplémentaire. Ce dernier prépare les étudiants à intégrer les établissements d’enseignement musical supérieur, ouvrant ainsi la voie à une formation musicale de haut niveau.

Cette organisation progressive permet aux étudiants de développer leurs compétences musicales de manière structurée, tout en offrant des opportunités d’orientation vers une carrière professionnelle pour ceux qui le souhaitent.

Les domaines couverts sont larges : instruments, chant, direction, accompagnement, écriture, création musicale contemporaine, formation musicale, culture musicale et techniques du son. L’ensemble des styles et genres musicaux sont parcourus, du classique au contemporain, en passant par le jazz et les musiques improvisées, mais aussi par les musiques traditionnelles et actuelles.

II. Synthèse de la structure générale du cursus musical et chorégraphique en formation initiale

1. Vue d’ensemble

Le cursus musical et chorégraphique en formation initiale dure au total de huit à quatorze ans, avant le cycle LMD (licence-master-doctorat) d’études supérieures. Il se compose de trois cycles et permet à l’élève d’acquérir une expérience musicale ou chorégraphique, d’approfondir ses compétences et de former des amateurs de haut niveau.

2. Cycles et diplômes

Les deux premiers cycles sont des phases d’initiation et de développement communes à tous les musiciens. À la fin du deuxième cycle, les élèves peuvent, de manière optionnelle, obtenir le brevet d’études musicales. Le troisième cycle est dédié à l’approfondissement des compétences et à la réalisation d’un projet personnel. À l’issue de ce cycle, les musiciens reçoivent le certificat d’études musicales. Pour ceux qui souhaitent se spécialiser davantage, des cycles spécialisés tels que le DNEM, le DNEC et le CPES sont accessibles via les conservatoires à rayonnement régional ou départemental.

III. Détail des cycles

1. Éveil musical et initiation (de 4 à 7 ans)

Ce programme est axé sur la sensibilisation et le développement des aptitudes des enfants. Les méthodes employées privilégient les activités sensorielles, corporelles et vocales, en mettant l’accent sur le jeu. L’éveil musical peut s’effectuer dans un cadre scolaire, avec l’aide de musiciens intervenants « DUMIstes », ou au sein d’un conservatoire ou école de musique. Le programme repose sur l’interdisciplinarité, la découverte des instruments et la préparation au premier cycle.

2. Premier cycle (à partir de 6 ou 7 ans)

L’objectif du premier cycle est de construire une méthode et d’apprendre les bases de la pratique individuelle et collective. Le programme repose donc sur la pratique instrumentale ou vocale, l’approche sensorielle ou corporelle, et le développement de la curiosité. Cela s’articule entre un tronc commun généraliste, une évaluation continue, et un équilibre entre l’oral et l’écrit. Le volume horaire est de deux à quatre heures hebdomadaires, et la durée du cycle s’étend de trois à cinq ans.

3. Deuxième cycle

Le deuxième cycle, qui dure de trois à cinq ans, a pour but de consolider les acquis, de développer l’autonomie et de constituer un répertoire classique. Ainsi, l’élève apprend à développer sa curiosité et à mobiliser des repères culturels. Le deuxième cycle est plus flexible : le parcours peut être « complet », mais il existe aussi la possibilité de le personnaliser par modules. La validation du cycle dépend des résultats obtenus lors du contrôle continue et de l’examen terminal, aussi appelé « brevet de fin de deuxième cycle ».

4. Troisième cycle

Le troisième cycle vise à approfondir les compétences des musiciens, à développer un projet artistique personnel et à permettre une pratique autonome. La culture musicale y est approfondie, la pratique devient autonome et le musicien devient réellement amateur. Les élèves peuvent obtenir, à terme, le certificat d’études musicales (CEM) ou le certificat d’études chorégraphiques (CEC) qui couvre les disciplines chorégraphiques telles que le classique, le contemporain, le jazz ou le hip-hop. Ce cycle dure entre deux et quatre ans. Le CEM et le CEC sont les diplômes les plus avancés de la pratique artistique amateure. Au-delà, on intègre les cycles de préprofessionnalisation.

5. Parcours personnalisé

Le parcours peut également être personnalisé, par des modules sur contrat. Il vise plusieurs publics, des adolescents aux adultes en passant par les jeunes adultes. Un parcours personnalisé est non diplômant par défaut, même s’il y a des possibilités de validation si les compétences nécessaires sont acquises.

6. Préparation à l’enseignement supérieur (DNEM ou DNEC et CPES)

Le Diplôme national d’études musicales (DNEM), le Diplôme national d’études chorégraphique (DNEC, correspondant à l’enseignement d’une disciplinaire principale chorégraphique : classique, contemporain, jazz ou hip-hop), et la certification de compétences pour validation d’un cycle préparatoire aux études supérieures (CPES) permettent aux étudiants de se préparer aux concours des établissements d’enseignement supérieur français ou étrangers. Ils acquièrent grâce à ces cursus des compétences artistiques et techniques avancées, mais dessine aussi un projet professionnel plus précis.

Dans le paysage de l’enseignement musical français, le CPES émerge comme le successeur du cycle spécialisé, ouvrant ses portes aux candidats sur la base d’un concours d’admission plutôt que sur leurs diplômes antérieurs. Conçu pour les aspirants musiciens et danseurs professionnels, le CPES s’est également récemment ouvert aux métiers du son, et offre un tremplin vers les prestigieuses institutions d’enseignement supérieur, tant en France qu’à l’international. Sa structure flexible permet aux étudiants de moduler leur parcours entre deux et quatre ans, avec un minimum de 750 heures d’enseignement.

Les CPES sont le résultat d’un partenariat entre une université et un lycée, le bachelier garde ainsi un statut d’étudiant malgré son lieu d’étude, ce qui ouvre la porte à divers avantages. Bien que ne délivrant pas de diplôme à proprement parler, le CPES valide les compétences acquises par une certification détaillée. De plus, il offre l’opportunité de décrocher le DNEM (Diplôme national d’études musicales) ou le DNEC (Diplôme national d’études chorégraphiques) en parallèle.

Le programme, riche et diversifié, s’articule autour du développement des compétences suivantes :

— cursus artistiques : maîtrise approfondie de son art (instrument, chant, danse), technicité, interprétation personnelle, improvisation ;

— cursus de son : maîtrise des technologies appliquées à l’audio, équipements, techniques de prise de son, réalisation d’un projet personnel, travaux pratiques ;

— l’expérience de la scène, du solo aux pratiques collectives ;

— l’acquisition de connaissances théoriques et historiques : culture du répertoire, histoire de la musique, de la danse, organologie, analyse, recherche musicologique et chorégraphique ;

— l’immersion dans le monde professionnel via des stages et master classes : travail en groupe, gestion de projet, collaboration interdisciplinaire.

Ainsi, le CPES se positionne comme un pont crucial entre la formation initiale et l’enseignement supérieur, préparant efficacement la nouvelle génération de musiciens professionnels.

 Carte réalisée par FUSE pour repérer un conservatoire proposant le CPES

IV. Enseignement supérieur

L’enseignement supérieur musical en France s’aligne sur le système européen LMD. Cette harmonisation facilite la mobilité des étudiants européens, notamment grâce au programme Erasmus. Le système ECTS (european credit transfer and accumulation system) est utilisé pour valider chaque unité d’enseignement et faciliter la mobilité internationale. Pour obtenir une licence, l’étudiant doit accumuler un total de 180 crédits ECTS, ce qui équivaut à 30 crédits par semestre sur trois ans. Les établissements d’enseignement supérieur proposent des cursus d’artiste interprète (musicien et danseur), ainsi que des cursus de pédagogie pour former des enseignants. Ils sont en outre chargés de gérer les aspects pratiques de la formation, notamment l’organisation des stages en milieu professionnel, leur suivi pédagogique et leur évaluation. Ces formations concernent tous les styles musicaux (classique, contemporain, jazz, musiques actuelles, etc.) et les diplômes sont accessibles, sous conditions variant en fonction des établissements, via la validation des acquis de l’expérience (VAE).

1. Les pôles supérieurs d’enseignement artistique : premier cycle supérieur

Ils délivrent le Diplôme national supérieur professionnel de musicien (DNSPM) ou de danseur (DNSPD), équivalent à une licence. Ils proposent un cursus combinant DNSPM et licence de musique, en partenariat avec une université et un diplôme d’État de professeur de musique. Le DNSPM et le DNSPD sont des diplômes de premier cycle d’études supérieures, inscrits au répertoire national de certification professionnelle (RNCP) au niveau 6 (BAC +3).

La formation s’étend sur trois ans, avec des cours répartis entre le pôle et l’université partenaire.

L’admission est sur concours, généralement après un baccalauréat et un DNEM (Diplôme national d’études musicales), ou après avoir validé un CPES (cycle préparatoire aux études supérieures).

2. Les Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et Lyon

Les conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse couvrent tous les cycles d’études supérieures : licence, master, doctorat.

Ils préparent aux DNSPM et DNSPD, mais également au diplôme de premier cycle supérieur de notation du mouvement Laban et du mouvement Benesh (uniquement au Conservatoire de Paris).

Ils préparent également aux diplômes de deuxième : diplôme de deuxième cycle de musique conférant le grade de master, diplôme de « danseur interprète : répertoire et création », diplôme de deuxième cycle supérieur de notation du mouvement Laban et du mouvement Benesh.

Le master, d’une durée de deux ans (quatre semestres), est validé par 120 crédits ECTS répartis en trois unités d’enseignement. Cette formation vise à :

— perfectionner les compétences artistiques à un niveau d’excellence ;

— développer la personnalité artistique de l’étudiant ;

— approfondir un domaine de spécialisation ;

— cultiver la réflexion critique sur sa propre pratique ;

— préparer l’insertion professionnelle.

Les partenariats entre conservatoires et universités se développent, offrant des cursus conjoints et des masters spécialisés. Ils préparent aux diplômes de pédagogie de premier cycle, diplôme d’État (DE), et aux diplômes de deuxième cycle, certificat d’aptitude (CA). Les deux CNSM ne couvrent pas les mêmes disciplines pour le cursus de CA.

CNSMD de Paris : CA aux fonctions de professeur de musique des conservatoires classés par l’État, pour les disciplines instrumentales et vocales (PRÉCISER domaines ?), CA aux fonctions de directeur des conservatoires à rayonnement régional ou départemental.

CNSMD de Lyon : CA aux fonctions de professeur de musique des conservatoires classés par l’État, pour les disciplines instrumentales et vocales (domaines : classique à contemporain, musique ancienne, jazz et musiques improvisées, musiques actuelles amplifiées, musiques traditionnelles) CA aux fonctions de professeur de danse des conservatoires classés par l’État de professeur de danse, CA d’enseignement de l’accompagnement, CA de direction d’ensembles (option : ensembles vocaux), CA de formation musicale, CA de culture musicale, CA d’écriture, CA de création musicale et contemporaine.

Pour les deux premiers cycles, l’admission se fait sur concours, avec des limites d’âges variant suivant les disciplines. Il existe des possibilités pour intégrer le cursus directement en deuxième cycle si un DNSPM/D est obtenu avec mention, ou pour les candidats extérieurs.

Ils proposent également des cursus spécialisés en troisième cycle (Artist Diploma, doctorat).

Deux options sont proposées pour le troisième cycle d’études supérieures : un doctorat en art et recherche ou un « artist diploma ».

Le doctorat en art et recherche est un programme mené en collaboration avec une université. Il permet aux étudiants de combiner pratique artistique et recherche académique.

Au CNSMD de Paris, le diplôme délivré en fin de troisième cycle est soit un doctorat de musique recherche et pratique de l’Université Paris Sorbonne, soit un doctorat d’art et de création de l’Université Paris Sciences-Lettres.

Au CNSMD de Lyon, le diplôme délivré en fin de troisième cycle est un doctorat de musique – recherche et pratique, en partenariat avec l’école doctorale Lettres, Langues, Linguistique & Arts « 3LA », commune aux universités de Lyon (Université Lumière Lyon 2, Université Jean-Moulin Lyon 3), de Saint-Étienne (Université Jean-Monnet) et à l’École normale supérieure de Lyon.

Un « artist diploma » est une formation de haut niveau (hors LMD) d’une durée d’un à deux ans, conçue pour les artistes cherchant à perfectionner leur pratique et à réaliser un projet artistique original dans le domaine de l’interprétation, de la création ou de la diffusion artistique. Le programme s’appuie sur l’initiative personnelle et la créativité d’une part, et sur les moyens et ressources techniques, artistiques ou pédagogiques du Conservatoire d’autre part, en s’inscrivant dans une dynamique d’insertion professionnelle.

L’admission à ces programmes de troisième cycle se fait sur concours. Les candidats doivent être titulaires d’un master ou d’un diplôme équivalent. La sélection est basée sur l’évaluation d’un projet personnel, mettant l’accent sur son originalité et sa pertinence artistique. Ces formations visent à soutenir le développement de projets artistiques uniques et innovants.

Le diplôme de composition à l’image du CNSM de Paris est toutefois un cas particulier. Ouvert sur concours aux candidats titulaires soit d’un master ou d’un diplôme de deuxième cycle supérieur français ou étranger, ce diplôme est hors système LMD et hors cycle.

3. La Fabrique de la Danse

La Fabrique de la Danse, incubateur artistique, accompagne les artistes de la danse dans leurs projets de création mais aussi dans le développement de leurs aptitudes professionnelles. Cet organisme propose une formation certifiée de chorégraphe, dont le diplôme est inscrit au Registre national des compétences professionnelles (RNCP37834 niveau 6, grade de licence).

4. Cas particulier des organismes de formation professionnelle affiliés à la Fédération nationale des écoles d’influence jazz et musiques actuelles (FNEIJMA) : l’enseignement supérieur hors système LMD

Dix-sept membres de la Fédération nationale des établissements d’influence jazz et musiques actuelles délivrent le diplôme d’artiste musicien de musiques actuelles (AMMA). L’AMMA correspond au nouveau nom du MIMA, certifié au RNCP, niveau 5 (BAC +2). Il permet d’attester de compétences artistiques, techniques, et de transmission pédagogique, pour l’exercice du métier.

En outre, la FNEIJMA propose la certification professionnelle IOMA, enregistrée au Répertoire spécifique de France Compétences :

https ://www.francecompetences.fr/recherche/rs/5296/

5. Les universités de musicologie

Les cursus en université de musicologie couvrent l’entièreté du cycle universitaire (licence, master et doctorat). Les conditions d’admission et les spécialités peuvent varier selon les universités.

La licence de musicologie (RNCP 24480, niveau 6) s’étend sur une période de trois ans. Elle permet d’acquérir des connaissances et des compétences sur l’histoire de la musique l’acoustique, mais aussi sur l’analyse, la formation et l’écriture musicale. Cette formation est accessible après l’obtention du baccalauréat (ou de son équivalent), et requiert parfois des prérequis, comme une pratique musicale sérieuse, des compétences solfégiques de base, des rudiments de théorie musicale, etc.

Le master de musicologie (RNCP 34216, niveau 7) dure quant à lui deux ans et permet d’approfondir les connaissances acquises pendant la licence. Il permet aux étudiants de se spécialiser dans un domaine, comme l’ethnomusicologie ou la musicologie historique, et propose une initiation à la recherche. Ce cursus s’adresse aux titulaires d’un diplôme bac +3 en musicologie (et domaines connexes), ou d’un diplôme universitaire équivalent.

Enfin, le doctorat (RNCP 31437, niveau 8), accessible après un master en musicologie, est une formation professionnelle de recherche qui s’effectue dans une école doctorale. Le doctorant choisit, en fonction de sa spécialité, un sujet avec un directeur de thèse. Après trois années, ce travail de recherche aboutit à une soutenance, et le thésard atteste d’une expertise dans un domaine spécifique. Ce diplôme permet d’envisager de devenir enseignant-chercheur ou musicologue.

Le cursus universitaire comporte des spécificités qui lui sont propres. Certaines universités proposent des doubles cursus (ex : musicologie-lettres, musicologie-sciences) ou des parcours spécialisés (jazz, musiques actuelles, direction de chœur, etc.). La pratique musicale est souvent intégrée aux cursus, toutefois l’enseignement y est beaucoup moins individualisé que dans les formations dispensées dans les CNSM et pôles supérieurs, comme il s’agit de cours magistraux et de travaux dirigés.

Ces formations permettent d’acquérir des connaissances en :

— analyse et critique musicale ;

— histoire de la musique ;

— maîtrise des outils théoriques et technologiques liés à la musique ;

— capacités rédactionnelles et capacités de recherche ;

— selon les parcours : pratique instrumentale ou vocale, direction d’ensemble.

V. Récapitulatif des diplômes

En France, les conservatoires et établissements d’enseignement musical et chorégraphique délivrent plusieurs diplômes reconnus par l’État pour les professions artistiques d’interprète musical et chorégraphique, ainsi que pour les métiers du son.

Diplôme national d’études musicales (DNEM) ou chorégraphiques (DNEC) :

— durée : variable, souvent obtenu en parallèle des études secondaires ;

— prérequis : progression dans les cycles des conservatoires ;

— contenu : formation complète en conservatoire (instrument/danse, théorie, pratique d’ensemble) ;

— non inscrit au Registre national des certifications professionnelles (RNCP).

Certificat de musicien interprète des musiques actuelles (AMMA) :

— RNCP niveau 5 (bac +2) ;

— Durée : deux ans ;

— Prérequis : expérience musicale, pas nécessairement de diplôme ;

— Contenu : spécialisé dans les musiques actuelles, formation pratique et théorique ;

— Délivré par certains des membres de la FNEIJMA.

Diplôme national supérieur professionnel (DNSP) de musicien ou de danseur, premier cycle supérieur (grade de licence) :

— RNCP niveau 6 (bac +3) ;

— durée : trois ans ;

— prérequis : baccalauréat, concours d’entrée très sélectif ;

— formation : dans un pôle supérieur, dispensé également au sein des CNSMD ;

— contenu : pratique intensive, théorie, histoire de l’art, stages.

Diplômes des CNSMD (Paris et Lyon), premier, deuxième et troisième cycles supérieurs (grades de licence, master et doctorat) :

— RNCP niveau 7 (bac +5) et 8 (bac +8) ;

— durée : trois à cinq ans selon le cycle ;

— prérequis : concours d’entrée très sélectif ;

— contenu : formation d’excellence en interprétation à destination des musiciens et danseurs, disciplines théoriques, d’écriture et d’érudition (histoire de la musique, esthétique, analyse, harmonie, orchestration, composition, contrepoint, fugues et forme, écriture xxe et xxie siècle, direction d’orchestre et chœur, musique à l’image, etc.), formation supérieure aux métiers du son et de l’image (FSMSI) dispensée au CNSMD de Paris.

Diplôme d’État (DE) de professeur de musique ou de danse, premier cycle supérieur (grade de licence) :

— RNCP niveau 6 (bac +3) ;

— durée : deux à trois ans ;

— prérequis : Bac ou équivalent, et un niveau élevé dans la discipline ;

— formation : dans un pôle supérieur d’enseignement artistique ou un CEFEDEM ;

— contenu : pédagogie, pratique artistique, culture musicale/chorégraphique.

Certificat d’aptitude (CA) de professeur de musique ou de danse, deuxième cycle supérieur (grade de master) :

— RNCP niveau 7 (bac +5) ;

— durée : deux ans ;

— prérequis : DE ou diplôme équivalent et expérience professionnelle préalable ;

— formation : dans un CNSMD ;

— contenu : formation supérieure à l’enseignement artistique, mémoire de recherche en pédagogie, stage pratique avec un enseignant tuteur.

Diplômes universitaires, premier, deuxième et troisième cycles supérieurs (grades de licence, master et doctorat) :

— RNCP niveau 6 (bac +3) pour la licence, niveau 7 (bac +5) pour le master, niveau 8 (bac +8) pour le doctorat ;

— durée : trois ans (licence), cinq ans (master) ou huit ans (doctorat) ;

— prérequis : baccalauréat pour la licence, licence pour le master, master pour le doctorat ;

— contenu : cursus de musicologie plus théorique, incluant histoire de la musique, analyse, esthétique, méthodologie de recherche, etc.

Il est important de noter que des passerelles existent entre certains cursus et qu’ils peuvent souvent être combinés, par exemple un DNSP et une licence. De plus, l’admission se fait généralement sur concours et audition. Ces parcours demandent un engagement important et une pratique assidue de l’art étudié. Le choix du parcours dépend souvent des objectifs professionnels (interprète, enseignant, etc.) et du niveau atteint.

VÉRIFIER formations DE/CA danse hors CNSM : CND ?