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  • Le métier de facteur et/ou restaurateur de harpes

    Le facteur et/ou restaurateur de harpes réalise des instruments qui peuvent compter jusqu’à 1500 éléments. L’écartement et la tension des cordes, le bois de la table d’harmonie et de la caisse de résonance, mais aussi le poids, entrent en jeu dans la facture d’une harpe.

    Emploi et débouchés


    Jusque dans les années 1950, seule la harpe classique était jouée en France. Après avoir connu son apogée au Moyen Âge, la harpe dite celtique avait alors quasiment disparu en France et dans les pays celtes, comme en Irlande où Cromwell l’avait faite interdire au XVIIᵉ siècle. C’est en Bretagne, au
    début des années 50 que Jord Cochevelou, musicien et luthier amateur, a réintroduit, d’après les plans de Gildas Jaffrennou, la harpe celtique. Son fils, Alan Stivell, est considéré comme la cheville ouvrière de la renaissance de la harpe celtique. Harpiste, il a, par le succès de sa musique, suscité un regain d’intérêt pour cet instrument non seulement en Bretagne mais jusque dans les pays celtes et ailleurs dans le monde. La harpe celtique connaît aujourd’hui un engouement très fort. Elle est devenue partie intégrante de l’interprétation de musique celtique et folklorique et a également amené un développement de la harpe classique. Des écoles s’ouvrent et font apprécier l’instrument à un
    grand nombre d’amateurs. La plupart des jeunes débutent l’étude de la harpe sur la harpe celtique. Paradoxalement, on estime à moins d’une dizaine le nombre de facteurs de harpes celtiques en France. En dehors de l’entreprise Camac, il s’agit d’artisans indépendants. Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui en comptent aujourd’hui le plus grand nombre. Il en est de même pour la harpe à pédales. Alors que suite aux inventions du Français Sébastien Erard, la facture de harpes demeura longtemps une spécialité française, l’entreprise Camac installée dans la région de Nantes est aujourd’hui le seul facteur de harpes à pédales en France, et partage le marché mondial avec les harpes Salvi (italiennes) et Lyon&Healy (américaines).

    Il n’existe pas plus de cinq à six facteurs de harpes classiques dans le monde. La moitié du chiffre d’affaires de Camac est réalisé à l’étranger : en Europe, aux États-Unis et en Asie. Les ateliers Camac, qui emploient une soixantaine de salariés, fabriquent approximativement 300 harpes de concert par an et 2000 celtiques alors qu’un facteur de harpe celtique indépendant n’en fabrique qu’une dizaine. Certaines sont sur mesure. Les prix oscillent entre 2000 et 2500 euros pour les premières ; et entre 12 000 et 40000 euros pour les secondes. En 2016, Camac a réalisé un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros, en croissance de 10 %. Dans ses ateliers sont dessinées, forgées et soudées toutes les pièces de la mécanique des harpes et c’est auprès d’elle que beaucoup de luthiers de harpes celtiques se fournissent. La harpe est en constante évolution : il existe maintenant des harpes électriques portables, et même une harpe MIDI : il s’agit d’une harpe électronique, reliée à un système d’analyse de fréquence et conversion en données informatiques, qui élargit les possibilités musicales et l’univers sonore de
    la harpe.

    Devenir facteur et/ou restaurateur de harpes

    Formation

    • Il n’existe aucune formation initiale ni aucune formation professionnelle continue pour la facture de harpe. L’apprentissage se fait sur le terrain.
  • Luthier et/ou restaurateur d’instruments à cordes frottées

    Le luthier et/ou restaurateur d’instruments à cordes frottées crée et restaure violons, altos, violoncelles, contrebasses, violes de gambe. À l’aide de rabots, de gouges et de canifs, il travaille le bois d’érable pour la tête, le fond et les éclisses; l’épicéa pour la table d’harmonie et l’âme ; l’ébène pour la touche et les chevilles. Il utilise un vernis pour la finition.

    Emploi et débouchés

    Selon la Chambre syndicale de la facture instrumentale, le secteur de la facture instrumentale française regroupe près de 2500 entreprises : 700 entreprises sont à dominante artisanale (fabrication, réparation, restauration accord) et près de 1800 proposant une activité mixte, à la fois technique et commerciale. Le secteur est essentiellement représenté par des petites et moyennes entreprises dont la plupart (environ 60%) ne comptent pas de salariés. Selon un recensement réalisé par l’Institut technologique européen des métiers de la musique (ITEMM), plus de 400 luthiers étaient en exercice en 2009, majoritairement dans de très petites entreprises (1 à 3 personnes). Les entreprises se répartissent sur quatre activités dominantes : la vente, la réparation, la restauration et la fabrication qui reste une activité réservée à quelques entreprises spécialisées.

    La production asiatique d’instruments bas et moyens de gamme est très présente sur le marché intérieur (instruments d’études principalement). Mais la lutherie du quatuor française se caractérise par la fabrication d’instruments haut de gamme, reconnus et exportés dans le monde entier. Ces instruments sont généralement destinés aux musiciens expérimentés et aux concertistes.
    Berceau de la lutherie française, Mirecourt demeure le lieu de formation de référence avec son école nationale de lutherie. La majeure partie des entreprises est concentrée dans les zones urbaines ou périurbaines, à proximité des lieux d’apprentissage et de pratique des instruments.

    Devenir Luthier et/ou restaurateur d’instruments à cordes frottées

    Formation initiale

    Niveau V

    • CAP lutherie, 2 ans.
    • FCIL lutherie des instruments de musiques traditionnelles, 1 ans. (Lycée Georges Sand – La Châtre)

    Niveau III

    • CAP assistant luthier du quatuor, 2 ans.
    • DMA lutherie, 2 ou 3 ans.

    Formation professionnelle continue

    • Des formations non diplômantes, de courte durée ou sous forme de cours à l’année, permettent de suivre une initiation, une formation complète ou un perfectionnement.
  • Le métier de luthier et/ou restaurateur de guitares

    Le luthier et/ou restaurateur de guitares fabrique, répare et restaure des guitares acoustiques, électriques et des basses. Pour la réalisation de l’instrument, il choisit les bois de résonance (épicéa, cèdre…) et de tonalité (ébène, acajou…) qui vont déterminer la couleur sonore de l’instrument

    Emploi et débouchés

    En 2017, on peut estimer le nombre de luthiers de 400 à 500. Ce sont généralement de très petites entreprises dont 60% n’ont pas de salarié. Pour une grande partie d’entre elles, l’entretien, la réparation et la vente constituent la majeure partie du chiffre d’affaires. La fabrication en tant que telle, ou la restauration d’instruments anciens, ne concernent qu’une minorité d’entreprises spécialisées. Elles nécessitent des savoir-faire qui ne s’acquièrent qu’avec une longue expérience professionnelle et technique. La réputation d’un luthier se construit souvent par le bouche-à-oreille, les rencontres avec les musiciens et sa capacité à mettre en œuvre leur souhait et leurs exigences. Qu’il s’agisse de guitare acoustique ou de guitare électrique, la guitare fait l’objet de recherches permanentes de la part de nombreux luthiers soucieux d’optimiser l’instrument tout en préservant une grande tradition de facture. D’ailleurs, les luthiers en guitare français, possesseurs d’importants savoir-faire, occupent une bonne place sur le marché haut de gamme mais la concurrence des firmes américaines et japonaises reste féroce.

    Devenir luthier et/ou restaurateur de guitares

    Formation initiale

    Niveau V

    • CAP assistant technique en instruments de musique option guitare, 1 ou 2 ans

    Niveau IV

    • BMA technicien en facture instrumentale option guitare, 2 ans

    Niveau III

    • DMA facture instrumentale option guitare, 2 ans

    Formation professionnelle continue

    • Le CAP et le BMA sont accessibles dans le cadre de la formation professionnelle continue. Des formations courtes non diplômantes permettent de suivre une initiation à la facture de guitares
  • Le métier de bibliothécaire d’orchestre 

    Un ou une bibliothécaire d’orchestre — ou plus simplement une personne chargée de la bibliothèque musicale d’un ensemble — joue un rôle essentiel dans le fonctionnement et la préparation musicale. Ce terme est utilisé dans le monde de la musique classique pour désigner celles et ceux qui gèrent la bibliothèque musicale d’un orchestre, préparent les partitions et collaborent étroitement avec la direction musicale ainsi qu’avec les musiciennes et musiciens pour assurer le bon déroulement des répétitions et des concerts. 

    Quotidien 

    Le quotidien d’un ou une bibliothécaire d’orchestre est centré sur la gestion et la préparation des partitions. Une grande partie leur temps de travail est consacrée à l’organisation et au catalogage de la bibliothèque musicale, à la préparation des parties individuelles pour les instrumentistes, à l’annotation des partitions selon les indications de la cheffe ou du chef d’orchestre, à la recherche et à l’acquisition de nouvelles partitions, et à la coordination avec les éditeurs. Les bibliothécaires assistent également aux répétitions pour s’assurer que chaque musicienne et chaque musicien dispose du bon matériel, répondent à leurs besoins, restaurent et entretiennent les partitions anciennes, et gèrent les droits d’auteur ainsi que les licences nécessaires à l’utilisation des œuvres. 

    Types d’employeurs 

    Les bibliothécaires d’orchestre peuvent travailler pour : 

    • orchestres symphoniques ; 
    • orchestres de chambre ; 
    • opéras ; 
    • ensembles spécialisés (musique contemporaine, baroque, etc.) ; 
    • conservatoires et écoles de musique. 

    Types de contrats 

    • bibliothécaires permanents 
      Statut : contrat à durée indéterminée 
      Employeur : grands orchestres, institutions musicales importantes 
    • bibliothécaires à temps partiel 
      Statut : contrat à durée déterminée ou temps partiel 
      Employeur : orchestres régionaux ou ensembles de taille moyenne
    • bibliothécaires freelances 
      Statut : consultants indépendants 
      Employeur : divers orchestres ou festivals pour des missions spécifiques

    La plupart occupent des postes permanents au sein d’orchestres, mais certaines et certains travaillent pour plusieurs ensembles à la fois. 

    Compétences requises 

    Les bibliothécaires d’orchestre doivent avoir une connaissance approfondie du répertoire, de la notation musicale et des pratiques d’interprétation. Ils et elles doivent faire preuve d’excellentes compétences organisationnelles, savoir gérer des bases de données et être très minutieux ou minutieuses. Une formation musicale solide (souvent un diplôme en musicologie ou en interprétation musicale) est généralement requise, ainsi qu’une expérience significative dans le milieu orchestral. La maîtrise des logiciels de notation et de gestion de bibliothèque est essentielle, de même que des compétences en restauration de documents pour préserver les partitions anciennes. 

    Représentativité des genres 

    Le métier de bibliothécaire d’orchestre bénéficie d’une bonne mixité. 

    Défis du métier 

    Cette activité peut être exigeante, avec des horaires irréguliers (soirées, week-ends) et des pics d’intensité avant les concerts. La pression pour fournir des partitions parfaitement prêtes dans des délais serrés est forte. La gestion des demandes parfois divergentes des cheffes ou chefs d’orchestre et des musiciennes et musiciens requiert d’excellentes qualités diplomatiques. L’évolution des technologies de notation et de gestion de bibliothèque impose une formation continue et une adaptation permanente. 

    En résumé

    Le métier de bibliothécaire d’orchestre est à la fois techniquement exigeant et musicalement passionnant. Il combine une expertise musicale approfondie avec des compétences en organisation et en gestion, ainsi qu’un sens de l’écoute et une forte capacité d’adaptation. 

  • Le métier de directrice ou directeur artistique pour un enregistrement de musique classique 

    Une directrice ou un directeur artistique en musique classique supervise l’ensemble du processus créatif d’un projet d’enregistrement. Véritable oreille extérieure, son rôle pendant une session est d’annoter la partition en anticipant les choix de prises pour le montage, de conseiller et d’accompagner les interprètes dans leurs choix d’interprétation, et de veiller au bon déroulement des séances. Elle ou il est responsable de la qualité artistique et de l’intégrité de l’interprétation musicale, en s’assurant que l’enregistrement final respecte les plus hauts standards de l’industrie de la musique classique. 

    Quotidien

    Le quotidien des directrices et directeurs artistiques est centré sur la préparation et la conduite de sessions d’enregistrement. Leur travail inclut : 

    • la planification détaillée des sessions, 
    • la collaboration étroite avec les interprètes et parfois avec la cheffe ou le chef d’orchestre, 
    • la supervision des prises de son, 
    • l’écoute critique et le suivi artistique des enregistrements. 

    Types d’employeurs et d’employeuses 

    Ils et elles passent également du temps à discuter des interprétations avec les musiciens et musiciennes, à travailler avec les ingénieures et ingénieurs du son sur la qualité sonore, et à superviser ou réaliser le montage et le mixage final. 

    Les directrices et directeurs artistiques en musique classique peuvent exercer pour : 

    • des labels spécialisés (Deutsche Grammophon, Harmonia Mundi, Naxos, etc.), 
    • de grandes maisons de disques avec divisions classiques (Sony Classical, Warner Classics, etc.), 
    • des orchestres et ensembles produisant leurs propres enregistrements, 
    • des sociétés de production musicale spécialisées, ou travailler comme indépendants et freelances. 

    Types de contrats 

    Les statuts varient selon les contextes : 

    Directrices et directeurs artistiques salariés 

    • statut : contrats longs (CDI ou CDD) 
    • employeurs : grands labels de musique classique 

    Directrices et directeurs artistiques freelances 

    • statut : travailleurs indépendants 
    • employeurs : labels, orchestres ou divers projets d’enregistrement 

    Directrices et directeurs artistiques-interprètes 

    • statut : variable (contrat par projet, indépendant) 
    • employeurs : sur leurs propres projets d’enregistrement ou en collaboration avec d’autres artistes 

    La majorité des directrices et directeurs artistiques en musique classique travaillent en freelance, sur une base projet par projet, même si certains postes permanents existent au sein des grands labels. 

    Compétences requises

    Ces professionnelles et professionnels doivent posséder : 

    • une formation musicale approfondie, 
    • une excellente connaissance du répertoire classique et des pratiques d’interprétation, 
    • une compréhension des techniques d’enregistrement et de production audio, 
    • des compétences en gestion de projet, en communication et en diplomatie, 
    • une solide culture de l’histoire de la musique et des enregistrements de référence. 

    Représentation des genres 

    Traditionnellement, les postes de direction artistique dans la musique classique ont été majoritairement occupés par des hommes. 

    Situation actuelle

    La représentation des femmes progresse, notamment dans les labels indépendants et les projets contemporains, mais dans les grands labels classiques traditionnels, les postes restent encore majoritairement masculins. 

    Initiatives pour le changement 

    Des organisations comme Women in Music et Keychange œuvrent à promouvoir l’égalité des genres dans l’industrie musicale, y compris dans le secteur classique. 

    Défis du métier 

    La profession de directrice ou directeur artistique en musique classique implique : 

    • une grande précision et une forte concentration pendant de longues sessions, 
    • la pression de produire des enregistrements irréprochables malgré des budgets et délais souvent serrés, 
    • la gestion des attentes et des personnalités de musiciens et musiciennes de haut niveau, la nécessité d’adapter en permanence les stratégies de production et de diffusion face à l’évolution du marché du disque classique (essor du streaming, poids croissant des concerts live). 

    En résumé

    Être directrice ou directeur artistique en musique classique est un métier exigeant et enrichissant, qui combine expertise musicale, compétences techniques en production audio et qualités humaines. Il nécessite de conjuguer rigueur et sensibilité, tout en créant un climat de travail propice à la meilleure interprétation possible. 

  • Le métier de Dumiste 

    Une Dumiste ou un Dumiste (Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant) est une ou un professionnel de la musique spécialisé dans l’enseignement et l’éveil musical auprès des enfants en milieu scolaire. Ce métier s’inscrit dans une mission pédagogique et artistique au service de l’éducation musicale des plus jeunes, en collaboration étroite avec les enseignantes et enseignants de l’Éducation nationale. En 30 ans, les neuf CFMI (Centres de Formation de Musiciens Intervenants) ont formé environ 4 500 à 5 000 dumistes, avec un taux d’insertion professionnelle qui avoisine les 100%. 

    Quotidien

    Le quotidien des Dumistes est centré sur l’intervention musicale en milieu scolaire. Leur travail inclut : 

    • la conception et l’animation de séances d’éveil musical adaptées aux différents cycles scolaires (maternelle et élémentaire), 
    • la préparation de projets pédagogiques en collaboration avec les enseignantes et enseignants, 
    • la coordination avec les équipes éducatives et les directrices ou directeurs d’école, 
    • l’organisation de spectacles et de restitutions musicales, 
    • la participation à des réunions pédagogiques. 

    Elles et ils passent également du temps à : 

    • préparer le matériel pédagogique et les supports musicaux, 
    • se former aux nouvelles approches pédagogiques, 
    • participer à des projets artistiques et culturels du territoire, 
    • collaborer avec les écoles de musique, conservatoires et structures culturelles locales, 
    • se déplacer entre différents établissements scolaires. 

    Types d’employeurs ou d’employeuses

    Les Dumistes travaillent généralement pour : 

    • des collectivités territoriales (communes, intercommunalités, départements) – qui emploient environ les deux tiers des musiciens intervenants 
    • des écoles de musique et conservatoires 
    • des associations d’éducation musicale – qui emploient environ un tiers des professionnels 
    • l’Éducation nationale (dans certains cas) 
    • des structures culturelles proposant des actions en milieu scolaire 

    Types de contrats 

    Les contrats varient selon la structure employeuse : 

    Dumistes titulaires de la fonction publique territoriale 

    • statut : fonctionnaire territorial 
    • employeur : collectivités locales 
    • cadre d’emploi : assistant territorial d’enseignement artistique 

    Dumistes contractuels 

    • statut : contrat à durée déterminée ou indéterminée 
    • employeur : collectivités, associations, écoles de musique 

    Dumistes vacataires 

    • statut : vacation horaire 
    • employeur : diverses structures pour des interventions ponctuelles 

    Dumistes en CDD de mission 

    • statut : contrat lié à des projets spécifiques 
    • employeur : structures culturelles, associations 

    La majorité des Dumistes occupent des postes permanents au sein de collectivités territoriales ou d’écoles de musique. 

    Compétences requises

    Ce métier demande : 

    • une solide formation musicale (pratique instrumentale et/ou vocale), 
    • le Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant (DUMI) ou équivalent reconnu, 
    • d’excellentes compétences pédagogiques adaptées au jeune public, 
    • une connaissance du développement de l’enfant et des programmes scolaires, 
    • des capacités de travail en équipe et de coordination avec les enseignants, 
    • de la créativité et des qualités d’animation, 
    • une aisance relationnelle avec les enfants, les équipes éducatives et les partenaires institutionnels, 
    • une capacité d’adaptation à différents publics et contextes

    Représentation des genres 

    Le métier de Dumiste présente une meilleure représentation féminine que de nombreux autres métiers de la musique. . 

    Situation actuelle 

    La profession est féminisée à 70% selon les données du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT, 2022). Les étudiants des CFMI sont également aux deux tiers des femmes, confirmant cette tendance à la féminisation du métier. Cette surreprésentation féminine reflète une tendance observée dans les métiers de l’enseignement, de la petite enfance et du soin. 

    Initiatives pour l’équilibre 

    • Encouragement de la diversité des profils dans les formations DUMI, 
    • Valorisation du métier auprès de tous les publics, 
    • Développement de parcours professionnels attractifs pour maintenir l’équilibre des genres. 

    Défis du métier

    Le métier de Dumiste implique : 

    • des déplacements fréquents entre plusieurs établissements scolaires, 
    • la nécessité de s’adapter à des environnements et des publics variés, 
    • la gestion de groupes parfois nombreux avec des niveaux hétérogènes, 
    • des horaires calqués sur le temps scolaire (interventions majoritairement en journée), 
    • la précarité de certains statuts (vacations, CDD), 
    • la nécessité de renouveler constamment ses approches pédagogiques, 
    • un travail physique et vocal exigeant, 
    • la recherche d’un équilibre entre les attentes institutionnelles et les ambitions artistiques. 

    En résumé

    Être Dumiste, c’est exercer un métier à la fois artistiquement enrichissant et pédagogiquement exigeant. Il combine une expertise musicale variée, des compétences pédagogiques affirmées et une capacité à travailler en partenariat, tout en nécessitant une grande adaptabilité face aux différents contextes d’intervention et aux évolutions de l’éducation artistique et culturelle. 

  • Le métier d’interprète instrumentiste 

    Un ou une instrumentiste interprète des œuvres musicales, en tant que soliste, au sein d’un ensemble, d’un groupe ou d’un orchestre. Son rôle est de créer, d’interpréter ou de transmettre de la musique à un public. 

    Quotidien

    Le quotidien des musiciens et des musiciennes est rythmé par la pratique, les répétitions et les représentations publiques. Une grande partie de leur temps est consacrée à l’entraînement individuel, indispensable pour maintenir et développer les compétences, ainsi qu’aux répétitions collectives en vue des concerts. 
    De plus en plus, cette activité inclut aussi la médiation culturelle, l’enseignement ou la participation à des projets éducatifs.

    Types d’employeurs ou d’employeuses

    Les interprètes peuvent exercer sous des statuts variés et collaborer avec des structures très diverses : 

    • orchestres symphoniques ou philharmoniques ; 
    • ensembles de musique de chambre ; 
    • compagnies d’opéra ; 
    • groupes de musique populaire, de jazz ou de musiques actuelles ; 
    • établissements d’enseignement (conservatoires, écoles de musique) ; 
    • travail indépendant ou en freelance ; 
    • labels de musique ; 
    • sociétés de production audiovisuelle. 

    Types de contrats

    La majorité des instrumentistes — tout comme d’autres artistes du spectacle vivant (danseurs et danseuses, comédiens et comédiennes, acteurs et actrices, techniciens et techniciennes du son et de l’image…) — travaillent sur des projets ponctuels et relèvent du régime d’intermittence du spectacle pour leur protection sociale. 

    Parmi les instrumentistes classiques, seule une minorité (environ deux mille personnes, soit un quart du total) occupe des postes permanents dans des orchestres. Beaucoup d’artistes intermittents et intermittentes complètent leurs revenus en enseignant dans des écoles de musique et conservatoires ou en donnant des cours particuliers. 

    Au sein des orchestres, plusieurs statuts coexistent selon la structuration et le financement : 

    Orchestres nationaux 

    • statut : agents et agentes contractuels de l’État 
    • employeur : ministère de la Culture 
    • exemples : Orchestre de Paris, Orchestre national de France 

    Orchestres régionaux ou municipaux 

    • statut : agents et agentes territoriaux (fonction publique territoriale) 
    • employeur : collectivités territoriales (régions, départements, municipalités) 
    • exemples : Orchestre national de Lyon, Orchestre philharmonique de Strasbourg 

    Orchestres en régie personnalisée 

    • statut : salariés et salariées de droit privé 
    • employeur : établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) 
    • exemple : Orchestre national de Lille 

    Orchestres associatifs 

    • statut : salariés et salariées de droit privé 
    • employeur : association loi 1901 
    • exemple : Orchestre national des Pays de la Loire 

    Opéras nationaux en région 

    • statut : variable selon la structure juridique (EPIC, régie municipale, etc.) 
    • employeur : l’Opéra lui-même 

    Orchestres et ensembles spécialisés (réseau FEVIS, notamment) 

    • statut : intermittents et intermittentes du spectacle 
    • employeur : souvent une association loi 1901 
    • exemples : Les Talens Lyriques, Les Arts Florissants 

    Dans tous ces cas, les musiciennes et musiciens peuvent bénéficier de contrats à durée indéterminée (CDI) après concours et période probatoire (de 3 mois à un an). Pour les agents et agentes territoriaux, la titularisation se fait après une période probatoire de 3 ans maximum et l’accès au CDI intervient généralement après 6 ans d’ancienneté. 
    Les conditions de travail, les grilles salariales et les avantages diffèrent selon les statuts : par exemple, les musiciens et musiciennes de la fonction publique territoriale relèvent d’une grille indiciaire spécifique, tandis que celles et ceux des orchestres associatifs dépendent de conventions collectives particulières. Même dans un orchestre permanent, il est courant d’avoir des engagements ponctuels (par saison ou par production) en complément du noyau fixe. 

    Cas particulier : l’Orchestre National de Jazz (ONJ) 

    L’ONJ se distingue par son fonctionnement : 

    • modèle : orchestre en résidence, et non formation permanente ; 
    • type de contrat : engagement sous le régime de l’intermittence du spectacle ; 
    • durée : mandats de deux ans, liés à la direction artistique en place ; 
    • engagement : séries de concerts, répétitions et enregistrements, sans exclusivité ; 
    • employeur : l’association ONJ ; 
    • renouvellement : à chaque nouvelle direction, une équipe peut être recomposée. 

    Compétences requises 

    Au-delà de la maîtrise technique de leur instrument, les musiciennes et musiciens doivent développer :

    • une solide culture musicale ;
    • des aptitudes d’écoute et de travail en équipe ;
    • une grande discipline personnelle ;
    • des compétences en communication, en gestion de projet et en technologies musicales, de plus en plus recherchées.

    Représentation des genres 

    Historiquement masculin, le métier de musicien et musicienne d’orchestre se féminise progressivement. Ainsi, il a fallu attendre 1997 pour qu’une femme intègre l’orchestre philharmonique de Vienne. Certains instruments demeurent très marqués par des stéréotypes : les cuivres, les percussions et la contrebasse restent très masculinisés, tandis que la harpe attire encore peu d’hommes. 
    En 2023, en France, 38 % des musiciennes et musiciens permanents dans les orchestres sont des femmes
    L’Association française des orchestres (AFO) publie depuis 2001 des études sur l’évolution de la place des femmes dans les orchestres, au sein de l’Observatoire de l’égalité des genres : france-orchestres.com/egalite-des-genres

    Défis du métier

    La vie professionnelle des musiciennes et musiciens reste souvent instable, avec des revenus variables. Elle exige : 

    • une grande flexibilité ; 
    • la gestion du stress lié aux représentations ; 
    • une disponibilité importante pour les déplacements ; 
    • une capacité à faire face à une forte concurrence, notamment dans le domaine classique. 

    En résumé

    Être musicien ou musicienne interprète est un métier exigeant mais passionnant. Il combine rigueur technique, créativité artistique et adaptabilité face aux multiples réalités de l’industrie musicale contemporaine. 

  • Le métier d’interprète lyrique 

    Un ou une interprète lyrique chante des œuvres musicales, que ce soit en tant que soliste, au sein d’un ensemble vocal, d’un chœur ou d’un opéra. Son rôle est de transmettre, par la voix, l’émotion et la richesse d’une œuvre musicale auprès d’un public. Le répertoire potentiellement exploré embrasse des styles variés de musique vocale, allant de l’opéra au lied, en passant par l’oratorio et la mélodie française.  

    Quotidien

    Le quotidien des artistes lyriques est rythmé par la pratique vocale, les répétitions et les représentations publiques. Une grande partie de leur temps est consacrée à l’entraînement individuel afin de maintenir et d’affiner la technique vocale. À cela s’ajoutent des répétitions collectives pour préparer les concerts et les productions scéniques. 
    De plus en plus, leur activité inclut également la médiation culturelle, l’enseignement ou la participation à des projets éducatifs. 

    Types d’employeurs ou employeuses

    Les artistes lyriques peuvent exercer sous différents statuts et travailler pour des structures variées : 

    • opéras et théâtres lyriques ; 
    • ensembles vocaux professionnels ; 
    • chœurs d’opéra ou de concert ; 
    • compagnies lyriques indépendantes ; 
    • établissements d’enseignement (conservatoires, écoles de musique) ; 
    • travail indépendant ou en freelance pour divers projets ; 
    • labels de musique classique ; 
    • sociétés de production audiovisuelle. 

    Types de contrats 

    Comme pour les instrumentistes, la majorité des artistes lyriques travaillent sur des projets ponctuels et relèvent du régime d’intermittence du spectacle pour leur protection sociale. Seule une minorité occupe des postes permanents au sein de chœurs d’opéra ou d’ensembles vocaux. Beaucoup d’artistes intermittents complètent leurs revenus par l’enseignement, que ce soit dans des écoles de musique, des conservatoires ou à travers des cours particuliers de chant. 

    Dans les opéras et ensembles vocaux, les statuts varient selon la structure et le financement : 

    Artistes lyriques des opéras nationaux 

    • statut : agents et agentes contractuels de l’État 
    • employeur : ministère de la Culture 
    • exemples : Opéra national de Paris, Théâtre national de l’Opéra-Comique 

    Artistes lyriques des opéras régionaux ou municipaux 

    • statut : agents et agentes territoriaux (fonction publique territoriale) 
    • employeur : collectivités territoriales (régions, départements, municipalités) 
    • exemples : Opéra de Lyon, Opéra national du Rhin 

    Artistes lyriques des opéras en régie personnalisée 

    • statut : salariés et salariées de droit privé 
    • employeur : établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) 
    • exemple : Opéra national de Bordeaux 

    Artistes lyriques des ensembles vocaux associatifs 

    • statut : salariés et salariées de droit privé 
    • employeur : association loi 1901 
    • exemples : Les Arts Florissants, Accentus 

    Artistes lyriques des opéras nationaux en région 

    • statut : variable selon la structure juridique (EPIC, régie municipale, etc.) 
    • employeur : l’Opéra lui-même 

    Artistes lyriques des ensembles vocaux spécialisés 

    • statut : intermittents et intermittentes du spectacle 
    • employeur : le plus souvent des associations loi 1901 
    • exemples : Les Éléments, Musicatreize 

    Dans tous ces cas, les artistes permanents accèdent généralement à des contrats à durée indéterminée (CDI) après une audition et une période probatoire de trois mois à un an. Pour les agents et agentes territoriaux, le processus de titularisation est similaire à celui des instrumentistes dans la fonction publique territoriale. 
    Les conditions de travail, les grilles salariales et les avantages varient selon les statuts. Les artistes lyriques de la fonction publique territoriale relèvent d’une grille indiciaire spécifique, tandis que ceux et celles des ensembles associatifs peuvent être régis par des conventions collectives particulières. 
    Même au sein d’un chœur permanent d’opéra, il existe des contrats ponctuels : certains artistes sont engagés pour une saison ou pour des productions spécifiques, en complément du noyau stable. 

    Compétences requises 

    Outre l’excellence vocale, les artistes lyriques doivent développer : 

    • une solide culture musicale ; 
    • des capacités d’écoute et de travail en équipe ; 
    • une grande discipline personnelle ; 
    • des compétences en langues étrangères, en art dramatique et parfois en danse. 

    Des aptitudes en communication et en gestion de carrière constituent également un atout. 

    Représentation des genres 

    Le métier d’artiste lyrique s’est historiquement montré plus équilibré que celui de musicien et musicienne d’orchestre en matière de genre. Cette spécificité s’explique en partie par la classification des voix : certaines tessitures sont traditionnellement associées aux femmes (soprano, alto), d’autres aux hommes (ténor, basse). 

    Défis du métier 

    La carrière d’artiste lyrique peut être instable, avec des revenus irréguliers. Elle exige : 

    • une grande flexibilité ; 
    • la gestion du stress des représentations ; 
    • une disponibilité importante pour les déplacements ; 
    • une attention constante à la santé vocale, impliquant une hygiène de vie rigoureuse. 

    La concurrence est particulièrement forte dans le domaine de l’opéra. 

    En résumé 

    Être artiste lyrique interprète est un métier à la fois exigeant et gratifiant. Il associe passion artistique, rigueur technique, compétences scéniques et adaptabilité, au service de l’émotion musicale et de la rencontre avec le public. 

  • Le métier de musicologue 

    Une musicologue ou un musicologue est une chercheuse ou un chercheur dont la spécialité est l’étude scientifique de la musique. Leur rôle est d’analyser, de contextualiser et d’interpréter la musique sous ses différents aspects : historique, théorique, sociologique, anthropologique ou esthétique. 

    Quotidien 

    Le quotidien des musicologues est rythmé par la recherche, l’enseignement et l’écriture. Une grande partie du temps est consacrée à l’étude de sources primaires (partitions, enregistrements, documents historiques), à l’analyse musicale et à la rédaction d’articles ou d’ouvrages académiques. 
    Une musicologue ou un musicologue peut aussi préparer des cours, participer à des conférences, mener des entretiens ou réaliser des enquêtes de terrain. 

    Types d’employeurs et d’employeuses 

    Les musicologues peuvent travailler pour : 

    • universités et établissements d’enseignement supérieur, 
    • conservatoires et écoles de musique, 
    • centres de recherche musicale, 
    • musées et institutions culturelles, 
    • maisons d’édition spécialisées, 
    • médias spécialisés (revues, radios culturelles), 
    • orchestres et opéras (comme conseillers ou rédacteurs de programmes), 
    • ou exercer en freelance, en indépendant ou indépendante, pour divers projets de recherche et d’écriture. 

    Types de contrats 

    Selon les contextes, les statuts sont divers : 

    Musicologues universitaires 

    • statut : enseignants-chercheurs (maîtres de conférences, professeurs et professeures des universités) 
    • employeurs : universités, grandes écoles 
    • exemples : professeur de musicologie à la Sorbonne, chercheur ou chercheuse au CNRS 

    Musicologues en institution culturelle 

    • statut : variable (CDI, CDD, contrat de projet) 
    • employeurs : musées, bibliothèques, centres de recherche 
    • exemples : conservatrice ou conservateur à la Bibliothèque nationale de France, chercheuse ou chercheur à l’IRCAM 

    Musicologues freelances 

    • statut : travailleurs et travailleuses indépendants 
    • employeurs : institutions culturelles, projets spécifiques (conseil, rédaction, expertise) 

    Musicologues dans l’édition ou les médias 

    • statut : salariés, salariées ou pigistes 
    • employeurs : maisons d’édition, journaux, radios 

    La majorité des musicologues exercent dans le milieu académique, souvent avec des contrats stables (fonction publique, CDI). Cependant, on trouve de plus en plus de musicologues sur des contrats temporaires liés à des projets de recherche, ou travaillant en indépendant pour des institutions. 

    Compétences requises 

    Les musicologues doivent posséder une solide formation musicale et scientifique. Ils et elles doivent notamment : 

    • maîtriser les méthodes de recherche et d’analyse musicale, 
    • avoir d’excellentes capacités rédactionnelles et de communication, 
    • connaître plusieurs langues pour l’étude de sources internationales, 
    • développer des compétences spécifiques selon leur spécialité (paléographie musicale, ethnomusicologie, technologies numériques appliquées à la musique). 

    Représentation des genres 

    Comme dans beaucoup de disciplines académiques, la musicologie a longtemps été dominée par les hommes. 

    Situation actuelle 

    La représentation des femmes s’est considérablement améliorée : dans de nombreux pays, la parité est atteinte, voire une majorité de femmes parmi les étudiantes et étudiants en musicologie. Toutefois, les postes les plus prestigieux (comme les chaires de professeur) restent encore majoritairement occupés par des hommes. 

    Initiatives pour le changement 

    • Des sociétés savantes de musicologie mettent en place des comités sur la diversité et l’inclusion. 
    • Des initiatives comme Project Spectrum (États-Unis) promeuvent la diversité dans la discipline. 
    • De plus en plus de recherches valorisent les contributions des compositrices et musiciennes, longtemps marginalisées dans l’histoire de la musique. 

    Défis du métier 

    La profession de musicologue comporte plusieurs défis : 

    • rareté des postes académiques permanents, 
    • pression à publier régulièrement (« publish or perish »), 
    • nécessité de trouver des financements pour les projets de recherche, 
    • adaptation constante aux nouvelles méthodologies et technologies, 
    • besoin de justifier la pertinence de la discipline dans un contexte où les sciences humaines sont parfois fragilisées. 

    En résumé 

    Le métier de musicologue est intellectuellement stimulant mais exigeant. Il combine expertise musicale, capacités d’analyse et de recherche, et exige une grande adaptabilité aux évolutions du monde académique et culturel. 

  • Le métier de réalisatrice ou réalisateur musical 

    Une réalisatrice ou un réalisateur musical, dans l’industrie discographique, supervise et guide le processus créatif d’enregistrement et de production d’un album ou d’un single.  
    Ce terme est surtout utilisé dans les musiques actuelles (rock, pop, musiques urbaines, électroniques, etc.). Pour la musique classique, on parle plutôt de directrice ou directeur artistique. 
    Leur rôle est de traduire la vision artistique en un produit sonore abouti, en collaborant étroitement avec l’artiste et l’équipe technique. 

    Quotidien 

    Le quotidien des réalisatrices et réalisateurs musicaux est principalement centré sur le travail en studio. Une grande partie de leur temps est consacrée à : 

    • préparer les sessions (choix des musiciens et musiciennes, travail sur les arrangements), 
    • diriger les enregistrements, 
    • superviser la production sonore, le mixage et le mastering, 
    • affiner les prises et écouter les enregistrements avec un regard critique. 

    Ils et elles passent également du temps à échanger avec les artistes pour comprendre leur vision, et à collaborer avec les ingénieures et ingénieurs du son. 

    Types d’employeurs et d’employeuses 

    Les réalisatrices et réalisateurs musicaux peuvent travailler pour : 

    • des maisons de disques (majors et labels indépendants), 
    • des studios d’enregistrement, 
    • des sociétés de production musicale, 
    • des artistes indépendants, 
    • ou exercer en tant qu’indépendants et freelances. 

    Types de contrats 

    Leurs statuts varient selon les structures et les projets : 

    Réalisatrices et réalisateurs musicaux salariés 

    • statut : contrats à durée déterminée ou indéterminée 
    • employeurs : majors, grands studios d’enregistrement 
    • exemples : réalisatrice musicale chez Universal Music, producteur résident dans un studio 

    Réalisatrices et réalisateurs freelances 

    • statut : travailleurs indépendants 
    • employeurs : labels, artistes ou projets spécifiques 

    Réalisatrices et réalisateurs propriétaires de studio 

    • statut : entrepreneuses ou entrepreneurs 
    • employeurs : leur propre structure, avec divers clients 

    Réalisatrices et réalisateurs artistes 

    • statut : variable (indépendants, salariés temporaires) 
    • employeurs : leurs propres projets ou ceux d’autres artistes 

    La majorité exerce en freelance ou en indépendant, avec des contrats par projet. Certains entretiennent des collaborations régulières et durables avec des labels ou des artistes. 

    Compétences requises 

    Les réalisatrices et réalisateurs musicaux doivent développer : 

    • une oreille musicale fine, 
    • une solide compréhension de la théorie musicale et des techniques d’enregistrement, 
    • une maîtrise des technologies de production (Pro Tools, Logic Pro, etc.), 
    • des compétences en gestion de projet et en communication, 
    • des qualités relationnelles et psychologiques pour diriger des sessions et accompagner les artistes, 
    • une bonne connaissance des tendances musicales et de l’industrie du disque. 

    Représentation des genres 

    Historiquement, ce métier a été largement masculin, en raison des inégalités de genre dans les domaines techniques et dans l’industrie musicale. 

    Initiatives pour le changement 

    • Des organisations comme Women in Music et She Is The Music œuvrent à la promotion des femmes dans tous les métiers de la musique, y compris la production. 
    • Certains studios et labels développent des programmes pour former et mettre en avant davantage de réalisatrices musicales. 

    Défis du métier 

    Le métier de réalisatrice ou réalisateur musical est exigeant : 

    • longues heures passées en studio, 
    • délais serrés et pression pour produire des succès commerciaux, 
    • évolution rapide des technologies nécessitant une formation continue, 
    • complexité de la gestion des personnalités artistiques et des attentes divergentes (artistes, labels, managers), 
    • forte précarité liée au statut souvent freelance. 

    En résumé 

    Être réalisatrice ou réalisateur musical est un métier à la fois créatif et technique, où il faut concilier sens artistique, maîtrise des outils de production et qualités humaines. C’est une profession stimulante et exigeante, qui demande adaptabilité et vision pour évoluer au rythme des transformations constantes de l’industrie musicale et des technologies sonores.